Blockchain : quel profit en tirer pour les acteurs du numériques?

Lors de la rencontre du Club des Partenaires IT du 7 juin 2016, les participants ont pu échanger sur les bénéfices à tirer de la blockchain. Au sein des locaux de Swisslife Banque Privée, partenaire de l’évènement, les différentes interventions qui ont ponctué le dîner ont pu mettre la lumière sur cette nouvelle technologie très médiatisée mais complexe à appréhender. L’objectif de cette soirée était de porter un regard business tout en évitant d’en rester aux tenants et aboutissants technologiques.

Les intervenants ont à tour de rôle donné leur définition de la blockchain ainsi que des cas d’usage. Banque, assurance, santé… de nombreux secteurs commencent à s’intéresser à cette technologie. Et leurs partenaires IT, éditeurs, intégrateurs, cabinets de conseil, doivent d’ores et déjà prendre en main le sujet pour devancer les disrupteurs du numérique et anticiper les attentes de leurs clients.

 

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Décryptage de la Blockchain par les intervenants

La blockchain expliquée par Guillaume Buffet, président de U Change  

« La blockchain rend possible n’importe quelle transaction de pair à pair sans intermédiaire. Deux personnes s’accordent sur une transaction, celle-ci est chiffrée dans un bloc, et la dernière transaction est inscrite dans un bloc. Toutes les dix minutes le bloc est scellé. Une fois la transaction scellée, on ne peut plus y revenir. Aujourd’hui, personne ne peut présenter un niveau de sécurité aussi élevé que la blockchain.

A partir du moment où tout le travail de sécurisation se fait à travers une architecture distribuée et l’implication des acteurs de la communauté, le coût marginal de la transaction est devenu extrêmement faible. Ceci dit, on a un réel besoin de compétences de développeurs sur le sujet. On n’arrive plus à avancer avec les métiers sur des projets blockchain car il n’y a personne pour les traiter derrière. C’est donc l’occasion de forcer les grandes corporations à réfléchir à la disruption de leur industrie. »

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Sébatien Couture, cofondateur de Stratumn

  • Stratumn est une start-up qui permet aux entreprises et aux développeurs non-initiés de réaliser des applications assises sur la blockchain.

« Quand on veut échanger avec d’autres acteurs, on a affaire à des intermédiaires. La blockchain réduit la dépendance à des tiers de confiance et apporte de la transparence entre les différents acteurs. De plus, la donnée mise dans la blockchain est immuable, avec la possibilité de l’auditer de manière indépendante. En somme, la blockchain fournit une preuve objective de l’existence de vos données. »

Luca Comparini, Blockchain Leader d’IBM

  • IBM mène des réflexions qui ne se limitent pas au secteur bancaire mais s’étendent à tous les domaines « BtoB où IBM a une place et une compétence métier ».

« Notre première expérimentation relative à la blockchain était un prototype créé avec Samsung en janvier 2015. Nous avions équipé une machine à laver avec de la blockchain. Celle-ci était capable d’exécuter des transactions vers des retailers si le réservoir était presque vide et pouvait déclencher l’assistance d’un technicien si elle était défaillante. Depuis, nous nous sommes posés beaucoup de question sur le sujet. Nous sommes devenu un éducateur et intégrateur de la blockchain car c’est une opportunité pour rapprocher des systèmes en silos. Nous regardons comment rendre les logiciels blockchain-ready. »

Eric Larchévèque, CEO de Ledger

  • Ledger est un spécialiste des solutions de sécurité pour les marchés du bitcoin et de la blockchain en général.

« La blockchain est infalsifiable. Nous allons donc utiliser cette source de confiance en API pour proposer des évènements. Nous allons intégrer la solution de blockchain dans les systèmes IoT, mesurer des paramètres et émettre des preuves sur le fait que les paramètres sont les normes. Puis on va enregistrer le tout. L’intérêt majeur est que cela va fonctionner dans de nombreux pays et les preuves émises et publiées dans la blockchain seront indépendantes du constructeur. Vous pourrez donc mettre d’autres constructeurs dans la boucle. Cela permet aux industriels d’être globaux et de résister aux attaques externes et internes. »

 

Après les différentes interventions et les échanges durant le dîner, les participants ont pu se faire une idée plus claire sur la blockchain et ses usages. Finalement, de nombreux secteurs sont concernés comme la banque/assurance, l’Internet des objets, la santé…et les éditeurs de logiciels. S’ils souhaitent changer ou améliorer un service, ils peuvent créer leur propre blockchain ou en utiliser une existante. Cette technologie est avant tout un tiers de confiance et elle permet de se réapproprier ses données.

Seul bémol : le besoin en compétences. Les entreprises n’ont pas les ressources humaines en interne pour mener à bien des projets de blockchain.  Existe-t-il des écoles qui forment des développeurs blockchain ? Comment former ses collaborateurs ? Où trouver ces talents rares ? Le Syntec Numérique prépare une étude sur le sujet qui devrait sortir d’ici fin 2016.


  • Guillaume Buffet,
    Président de U Change

  • Sébastien Couture,
    Cofondateur de Stratumn

  • Luca Comparini
    Blockchain Leader d'IBM

  • Eric Larchevêque,
    CEO de Ledger
2018-08-10T12:46:36+00:00