« Réseaux sociaux et stratégie d’entreprise »

« Réseaux sociaux et stratégie d’entreprise »

Pour commencer dignement l’année 2013, le Club des Partenaires IT a choisi de faire le point sur un sujet très médiatique, qui pose pourtant encore beaucoup de problèmes aux entreprises : les réseaux sociaux. Dans les salons de SwissLife Banque Privée, partenaire de l’évènement, le 39e diner-débat du Club a donc fait la part belle à la stratégie d’entreprise vu sous l’angle du social.

Les invités ont pu discuter de ces enjeux tournés à la fois vers l’extérieur, alors que beaucoup d’entreprises ont du mal à dépasser le stade de la simple communication marketing sur ce canal, mais également vers l’organisation interne, puisque les RSE (Réseaux Sociaux d’Entreprise) connaissent un fort développement.

Le collaboratif français est globalement en retard, par rapport à un marché mondial qui connait une bonne croissance. Si les acteurs du CAC40 se sont tous emparés de la question, la majorité des entreprises moins importantes sont encore déboussolées. A destination des clients comme des collaborateurs, l’usage des réseaux sociaux appelle le changement. L’enjeu culturel est particulièrement fort en France, où le management très verticalisé ne favorise pas ces approches fondamentalement transversale.

Pourtant, le jeu en vaut la chandelle ! Les intervenants de cette soirée du Club l’ont tous remarqué : les réseaux sociaux, du brand content jusqu’à l’animation de communauté utilisateurs, font particulièrement sens en BtoB pour développer le business tout en améliorant le partage de l’information et la productivité. Investir les réseaux sociaux demande des efforts et une approche résolument tournée vers les usages quotidiens mais les entreprises n’ont plus vraiment le choix : d’après nos cinq intervenants, faire l’autruche ne les conduira qu’à accumuler un retard dramatique.

 

Le décryptage des interventions et discussions à table :

 Didier Krainc, Directeur Général, IDC France

« En France, les freins au social business sont culturels. Les usages du social business ont révolutionné notre environnement, mais nos enquêtes montrent que tout le monde n’en a pas encore pris la pleine mesure. La croissance du marché des outils collaboratifs au niveau mondial est bonne mais la France est à la traine, notamment à cause de sa culture du management, très « hiérarchique » et de DSI qui ne s’empare pas assez du rôle de prescripteur. »

                                                                                                                                                              

Yann Gourvennec, Directeur Web Digital & Social Media, Groupe Orange

« Il s’agit de la révolution la plus importante de l’informatique de ces 30 dernières années. Il n’est plus temps de prouver l’utilité des médias sociaux : l’heure est à leur mise en œuvre dans le mix marketing digital, selon l’ADN de la marque et la stratégie d’entreprise. En BtoB, les réseaux sociaux peuvent devenir un terrain de jeu facile. Les 3 défis à venir pour les directeurs digitaux sont clairs : la mobilité, le brand content et la capacité à remettre le cœur de métier au centre des discussions engagées sur ces médias. »

                                                                                                                                                          

Alexandre Losson, Associé, Kerensen Consulting

« Le social business n’est pas une affaire d’agence de com’ ou de page Facebook : il faut l’aborder par les usages. Les réseaux sociaux sont au cœur de la vie courante des clients et interviennent tout au long de leur parcours d’achat. Ne pas y aller relève du suicide : il faut commencer par les écouter, puis les raccrocher aux processus marketing et commerciaux. Il faut ensuite lier le customer care et une vision unique du client. Enfin, il faut adapter son cadre de communication interne tout en étant attentif aux changements de policies des réseaux sociaux, potentiellement destructeurs. »

                                                                                                                                                        

Alain Garnier, CEO, Jamespot

« Ne pas tirer parti de la force du social, c’est simplement perdre des parts de marché. Le boom du social est comme celui d’Internet. Nous le vivons sans nous en rendre compte, mais de plus en plus, nous prenons conscience de ce levier que l’on peut adapter au business. La question du social est une question de survie. La prendre en main, c’est se réapproprier l’humain, le collaboratif et donc l’optimisation des processus et de la chaine de valeur. Le plus important est de comprendre que ce levier n’est pas extérieur à l’entreprise : il doit devenir aussi évident que le métier lui-même. »

                                                                                                                                                     

Laurent Fiard, Co-Président, Groupe Visiativ

« Il est possible d’offrir de la valeur aux clients grâce à l’animation de communauté d’expériences utilisateurs. Offrir de la valeur au client est fondamental en période de crise. Au-delà d’une page Facebook, comment apporte-t-on cette valeur ? 97% des clients sont très influencés par une bonne expérience produit. Il faut donc faire en sorte que leur utilisation soit optimale. Le challenge pour développer le business sous cet axe de la vision utilisateur est triple : faire de l’up-selling ; capter les bonnes idées et l’innovation ; valoriser ses produits en en améliorant l’usage. »

                                                                                                                                                      

Raynald Bouchet, Directeur Commercial de l’offre Tibbr, Tibco Software

« Un RSE est un moyen de réaligner la stratégie d’entreprise et de permettre à tous de regarder dans le même sens. La proposition de valeur des réseaux sociaux est ancrée dans le monde réel : faciliter la vie quotidienne. Un RSE n’est pas un projet, c’est une superposition sur la stratégie d’entreprise. Face aux résistances et au manque de transversalité, il faut savoir se remettre en question. Ce palier franchit, les usages sont nombreux : créer des communautés larges, trouver les bons experts dans son entreprise, ou encore transformer l’information brute en connaissance valorisée. »

 

Et retrouvez le compte-rendu des discussions à table ici

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  • Yann Gourvennec
    Directeur web digital & social media, Groupe Orange

  • Alexandre Losson
    Associé, Kerensen Consulting

  • Alain Garnier
    CEO, Jamespot

  • Laurent Fiard
    Co-Président, Groupe Visiativ

  • Raynald Bouchet
    Directeur commercial de l’offre Tibbr, Tibco Software
2018-08-09T00:06:38+00:00