Les enjeux de la transformation digitale vus par les Directions métiers

Pour cette rencontre du Club des Partenaires IT du 8 octobre, les participants ont pu débattre du rapport qu’entretiennent les Directions métiers et les DSI à la transformation numérique. Au sein des locaux de SwissLife Banque Privée, partenaire de l’évènement, les différentes interventions qui ont ponctué le dîner ont été une nouvelle fois centrées sur des retours d’expériences d’entreprises aux bagages différents.

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25% de croissance, c’est ce que représente le potentiel du digital dans l’entreprise selon Michaël Tartar. Auteur du livre « Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise » co-écrit avec David Fayon, Michaël Tartar a affirmé en introduction de cette soirée que peu d’entreprises savent aujourd’hui vraiment où elles en sont du point de vue de l’impact du digital sur leur activité. Selon lui, leur point de vue est trop souvent lié à un seul domaine d’expertise, qu’il soit commercial, marketing ou logistique… laissant de côté le reste des collaborateurs.

Faut-il absolument se lancer dans le numérique, quel que soit son métier ? A cette question, l’assemblée a été positivement unanime. Mais après la porte ouverte, des interrogations persistent : pour aller où ? Quel sens donner à un projet digital ? Comment organiser la gouvernance autour du numérique ? Il y a cinq ans, les entreprises aux business models traditionnels qui faisaient des applications numériques voyaient les directions métiers faire directement face aux DSI, avec éventuellement la présence dans l’affrontement des prestataires. Aujourd’hui, l’urgence est donc plus que jamais de donner un sens et une vision stratégique aux projets numériques et d’être capable de mettre en place des synergies où les actions qui se succèdent, techniques et business, sont alliés et non antagonistes.

Entre Directions métiers et DSI, les visions tendent évidemment à diverger. La gouvernance institutionnelle et l’engagement de la Direction Générale peuvent  aussi peser lourd. Trois DSI de structures par nature différentes ont donc partagé lors du dîner-débat les spécificités de leurs expérimentations, de leurs réussites et des défis qu’ils avaient dû relever dans ce long chemin de la transformation digital.

Pour ponctuer cette rencontre, Le Club des Partenaires IT avait comme à son habitude, convié une start-up à venir se présenter. Loïc Deo Van, président et co-fondateur de la start-up ByPath, a ainsi pris quelques minutes pour détailler son application métier destinée à faciliter le cycle de vente des commerciaux en leur permettant d’accéder plus facilement à des informations clefs issues du web

Décryptage de nos intervenants : 

 

 

 

 

Georges Epinette – DSI Les Mousquetaires

« Il faut voir le problème de la gouvernance numérique à travers une vision résolument transversale, afin que toutes les parties prenantes soient solidaires pour avancer ensemble, sans notion de barrières. Il est nécessaire de se doter d’une gouvernance « adaptive » du numérique. Souvent aujourd’hui, un projet numérique n’est pas une fin en soi dans l’entreprise… mais seulement le petit bout d’un ensemble. Il faut donc absolument développer une vision panoptique. »

– Didier Pawlak, DSI de Penelope

« Ce que je souhaite, c’est qu’il n’y ait plus d’un côté les métiers et de l’autre la DSI. La DSI doit faire partie des métiers. Il faut qu’elle arrête d’être seulement dans la technique pour se donner les moyens d’accompagner le business. C’est bien au DSI d’aider le business et d’apporter l’innovation… et ce, même si ce n’est pas lui qui va porter le projet directement ! »

– Jean-Claude Viala, DSI de RTE

« La DSI doit toujours être innovante. C’est bien sûr vrai pour ce qui concerne les technologies, surtout aujourd’hui où celles-ci accélèrent sans cesse. Mais une vraie innovation ne s’impose pas : elle ne pourra se déployer que si l’idée vient du métier. Il faut donc que la DSI se mette en ordre pour être capable de reconnaître les idées des Directions métiers à leur juste valeur. »

– Alain Petrissans, IDC

« Nous sommes dans un monde de créativité, d’innovation où le moteur sont les idées. Il faut donc mettre en place une vraie « machine à générer des idées » dans les entreprises. La technologie peut beaucoup aujourd’hui, ce n’est donc plus elle le problème… »

 

Le prochain dîner aura lieu le 10 décembre prochain et sera l’occasion de célébrer la 50ème rencontre du Club des partenaires IT.